




L'autarcie du Valais a subsisté jusqu'à la fin du XIXème siècle. Le Valais du XXe siècle s'est ouvert au tourisme et à la modernité (routes,...). Ce changement économique a créé naturellement de nouveaux besoins dans le domaine de l'architecture. Le tourisme et le changement des moeurs modifient l'aspect des villages et tend à transformer et à faire disparaître les témoins de l'architecture traditionnelle.
A l'époque la proportion des bâtiments agricoles pouvait représenter les 2/3 du volume bâti d'une localité. Aujourd'hui beaucoup de raccards sont délaissés ou détruits. Pourtant le raccard est l'essence même du village et l'élément le plus spécifique du patrimoine rural valaisan. L'harmonie de matériaux et de forme du raccard est en accord avec son milieu et lui confère une identité forte.
Le thème du raccard est aussi digne d'introduire d'autres types de constructions tels que les granges, les greniers, les mazots et les mayens qui sont abordés ci-dessous.

LE RACCARD
Un raccard est une construction en bois posée sur pilotis, les pilets, et des pierres plates nommées palets pour que les souris et autres rongeurs ne puissent pas y entrer. C'est la grange à blé pour la moisson, l'élément fondamental de la vie rurale valaisanne car il fallait assurer un pain quotidien abondant à la famille. Le pain de seigle qui se conservait longtemps était la nourriture de base. La localisation du raccard est souvent à une certaine distance des habitations car le grain n'était utilisé que pour les cuites au four banal.
Il possède la plupart du temps un étage que l'on gravit depuis l'extérieur, au moyen d'une échelle de meunier. Les raccards ainsi que les granges à foin appartiennent à plusieurs propriétaires; ceux-ci doivent s'entendre dans l'utilisation de l'étable. On suit le droit coutumier. Aujourd'hui le seigle a été remplacé par le foin récolté dans les prairies.
Le raccard a une aire centrale où on battait le blé en hiver autrefois. Le grain extrait était vanné, mis en sacs et amené aux moulins ou conservé dans des coffres. Parallèlement à cette aire centrale, chaque propriétaire a un ou plusieurs compartiments destinés à la conservation des gerbes de seigle. Des cloisons de planches servent à séparer les avoirs de chacun.
A l'époque on moissonne à la faucille. Le seigle est d'abord entreposé en gerbes, puis en sacs après battage sur l'aire. Si le blé est trop peu mûr, on sèche les gerbes sur les ruchines, les galeries qui entourent le raccard. C'est là que le blé finit de mûrir. Quand la saison était mauvaise il fallait rentrer le blé à moitié mûr et l'étendre sur les galeries.

LE GRENIER
Un grenier est une construction en bois posée normalement sur pilets et palets pour que les souris et autres rongeurs ne puissent pas y entrer. Il n'y a pas de règle unique concernant sa construction en bois et pierre. Mais le socle est généralement en pierre, muni de soupiraux pour l'aération.

LA GRANGE-ECURIE

LE MAZOT DES VIGNES

LE MAYEN

IHS et soleil
LES ECRITURES
C'est le symbole protecteur par excellence. La croix est symbole de vie et appelle la grâce du Christ. On retrouve les croix potencées, des croix solaires, des croix de répétition, des croix de Jérusalem, des croix pattées. La croix de Saint-André est la croix du martyre d'André, en forme de X. Elle protège contre les incendies. De même que la maison des esprits en Thaïlande (photo 1) ou les masques en Inde (photo 2) , nous avons la croix faîtière protectrice. La croix faîtière se retrouve sur la tranche du faîte et garde à distance les esprits malveillants.

la date

la croix

le pentacle

le vortex
